La légende de Saint Jacques

Histoire et légende

Statue Saint JacquesJacques était, parmi les douze apôtres, l’un des plus proches du Christ. Il suivit les enseignements de ce dernier avant d’aller, après sa mort, évangéliser l’Espagne. À son retour à Jérusalem, en 44 de notre ère, les romains le décapitèrent pour ses prêches en faveur de la nouvelle religion, faite d’amour et de tolérance. À partir de ce moment, commence la légende. Nuitamment dit-on, deux de ses disciples, auraient soustrait le corps du supplicié au bourreau, avant de l’emmener en barque jusqu’en Galice, au nord-ouest de l’Espagne. Là, il aurait été enseveli et avec lui, plus tard, ses deux disciples. Avec les invasions et l’insécurité du temps, l’emplacement de la sépulture va être oublié. Et ce, jusqu’en l’an 823 où, dit-on, une étoile descendue miraculeusement au-dessus d’un buisson va permettre de situe puis authentifier le corps de l’apôtre.

Début du pèlerinage

Une basilique sera élevée sur cet emplacement, marquant le début d’une véritable vénération. Très vite, la nouvelle de cette découverte va faire le tour de la chrétienté, déclenchant un déplacement de foule considérable. Riches ou pauvres, de nombreux pèlerins vont se mettre en chemin, certains depuis le fin fond de l’Europe. Leur nombre ira croissant durant les siècles suivants. Les voies romaines faciliteront ces grands déplacements. Des lieux d’hébergements seront construits par les grands ordres religieux tels Cluny.Saint Jacques

Déclin

Mais, les guerres de religions, la Révolution française, les guerres mondiales, puis la fermeture des frontières d’Espagne par Franco, vont diminuer le flot des pèlerins. Le diminuer, mais sans jamais le faire disparaître. (En Espagne, la Saint Jacques est jour de fête nationale).

Saint JacquesRenouveau

À la réouverture des frontières, en 1975, ils ne seront que quelques pèlerins à franchir les Pyrénées. Très vite pourtant, un nombre grandissant de pèlerins va reprendre la route. Quatre grands itinéraires à travers le France et convergeant vers l’Espagne, vont être rendus à la pérégrination par la Fédération française de la Randonnée Pédestre et par les associations jacquaires. Ce sont les anciennes voies au départ de Paris, Vézelay, Le Puy en Velay et Arles.

Réouverture des anciens cheminsSaint Jacques photo de Jean-Claude Barbier

De retour chez eux, de nombreux pèlerins vont créer des associations. Celles-ci vont aider les nouveaux partants et œuvreront à rouvrir en Europe les anciens cheminements. Dans notre région, l’Association Régionale PACA-Corse des Amis des Chemins de Compostelle et de Rome vient d’achever, en Provence, le tracé d’un cheminement pédestre, reliant Arles, ville étape historique du pèlerinage, à l’Italie. 450 km d’un tracé axé sur la voie Domitienne, cette route romaine reliait jadis Rome à l’Espagne, via le col de Montgenèvre et Arles.

 

 

 

Texte extrait de « Sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle et de Rome » brochure éditée par l’Agence de Développement Touristique des AHP

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