Ça fait 6 mois maintenant que nous avons fait la traversée de notre département sur le GR653D. J’y pense souvent, j’ai des nouvelles des personnes avec qui j’ai fait les huit étapes. Mais hier soir j’ai refait un petit bout…
Je n’ai pas marché, mais j’étais invité pour fêter le 100e pèlerin (depuis le début de l’année), au Gîte de la Fenière à Peipin. Je me suis retrouvé sur le chemin, l’instant d’une soirée.
Je m’étais préparé à une rencontre peut-être un peu pro, j’avais envie de rencontrer ce marcheur pour qu’il me raconte un peu comment il avait découvert « notre » chemin dans le 04. Qu’en pense-t-il ? Est-il aussi beau qu’en Aubrac ? Est-il différent ? Est-ce que le dénivelé n’est pas trop difficile ? Les ampoules, poussent-elles comme ailleurs? Patrick est parti de Montgenèvre et espère faire le GR653D jusqu’à Arles. Il m’a raconté son périple, ses étapes, les gîtes, et nous avons parlé de l’itinéraire qui lui reste encore à faire.
Mais le côté sérieux a vite disparu quand nous sommes passés à table avec Madame et Monsieur Imbert. Oui Patrick, les Alpes c’est fini, vous êtes en Provence ! Monsieur Imbert nous a parlé du pays, de la chasse, des anecdotes, des faits divers, des conseils sur des endroits à éviter… C’était du pur Pagnol. A un moment Patrick m’a même demandé si je comprenais tout. Monsieur Imbert nous a régalé. Et Denise aussi !! Soupe de fanes de radis, jambon cru (charcuterie maison) côtelettes avec un gratin de courgettes, salade verte, plateau de fromage (avec, entre autres, du chèvre de la vallée du Jabron) et un flan pour terminer ce repas très terroir.
Ah, j’allais oublier la goute à la fin du repas : la liqueur d’hysope ! Plante cueillie dans le « jardin » de Monsieur Imbert : la montagne de Lure !
Le chemin est connu pour ses rencontres et mardi soir, Patrick marcheur du Nord, a rencontré la Provence.
*du verbe provençal bouléguer = bouger





Bonjour Greet,
Je suis bien rentré de mon périple depuis une semaine. Juste le temps de mettre un peu d’ordre dans mes papiers avant de vous répondre.
Parallélement au mail que je vous ai adressé, j’ajoute quelques mots sur votre blog.
Je « fréquente » les Chemins de St Jacques, depuis 1999. J’ai pu me rendre deux fois à Santiago, en 2007 par le Camino del Norte et en 2009, avec Véronique, par le Chemin de Vezelay que nous avions débuté en 2005 à Namur. Depuis, je marche et voyage beaucoup. . Puis j’ai débuté un Chemin (pour anciens de Compostelle) qui va de Vézelay à Assise. J’ai parcouru la portion Vézelay/porte de la Maurienne : un col de 2000 m enneigé m’a empéché de passer ce printemps. Je revenais du Ladakh en aout.
Des souvenirs de jeunesse sur Briançon, la découverte de l’édition du Topo guide
du GR 653 D, et l’envie « d’y être » pour l’année jacquaire, m’ont donné les raisons de venir sur ce Chemin en fin de saison.
Véronique m’a accompagné jusqu’à Gap et j’ai continué seul le reste du parcours.
Des décors très beaux et variés, des ambiances renouvelées en fonction des régions, un balisage presque sans fautes, doivent inciter d’autres pèlerins à le parcourir.
Merci de m’avoir fait la bonne surprise du 100° chez Denise et Raymond.
je garderai un excellent souvenir de cette rencontre à quatre.
p de L